C’est désormais un fait établi : les déplacements routiers représentent la première source d’émissions de CO2 dans l’atmosphère (33% en France), ce qui en fait le principal responsable du réchauffement climatique.
Pour les trajets courts
Particulièrement adaptés en ville, les déplacements non motorisés sont à privilégier. Quand on sait que la moitié des trajets en voiture y sont inférieurs à trois kilomètres, qu’une auto émet dans ces conditions environ 221 kg de CO2 par an, et que cela engendre une forte consommation de carburant (donc onéreuse), il vaut mieux opter pour les moyens de transport ne générant aucun dioxyde de carbone ni donc de pollution : le vélo (dont la vitesse moyenne correspond à celle d’une voiture en ville), voire la trottinette ou le skateboard (sans parler de la marche à pied), qui constituent la meilleure et la plus écologique des alternatives, et de loin ! Si pour une raison ou pour une autre vous avez besoin de minimiser les efforts physiques à faire, vous pouvez choisir leurs versions électriques, certes un peu plus polluantes, mais qui restent toujours bien en-deçà des véhicules marchant aux énergies fossiles. Et n’oublions pas non plus les transports en commun : sachez que le plus vertueux est le tramway (avec 3,3 g de CO2 par passager par kilomètre parcouru), suivi de près par le métro (3,8 g), ce qui revient à consommer dix fois moins d’énergie qu’un déplacement avec sa voiture personnelle !
Pour les plus longues distances
Sans surprise, c’est le train qui remporte la palme du mode de transport le plus respectueux de l’environnement (14 g de CO2 par kilomètre et par passager) : à titre d’exemple, si vous allez seul de Paris à Nice, votre empreinte carbone s’élèvera à 1,7 kg de CO2 en train, mais à 82,3 kg en avion… et à 177 kg en voiture ! De quoi faire réfléchir, surtout pour les trajets de plus de 500 kilomètres. L’autocar, quant à lui, peut remplacer jusqu’à 30 véhicules individuels selon son taux de remplissage : il reste donc aussi parmi les meilleurs élèves du transport. Les nouvelles technologies améliorent même depuis plusieurs années ses performances, notamment au niveau de la consommation de carburant. De plus, le prix des billets a bien baissé, ce qui n’est pas négligeable pour le portefeuille des consommateurs que nous sommes. Enfin, il est évident que dans certaines circonstances on ne peut se passer de la voiture. Dans ce cas, il vaut largement mieux bannir le plus possible le véhicule individuel et privilégier l’autopartage ou – encore mieux – le covoiturage, qui permet de moins polluer, et de réduire le trafic routier comme le coût par trajet. On peut penser aussi aux véhicules en libre-service ou à la location entre particuliers.
En considérant que parmi ces émissions, 44.4% sont dues aux véhicules particuliers, 18.4% aux poids lourds et des autobus, 8.4% aux véhicules utilitaires légers et 0.9% aux deux roues.
Qu’appelle-t-on un transport durable ?
C’est un mode de déplacement qui intègre le concept d’écomobilité. Ce sont les transports ne mettant pas en danger les écosystèmes ni la santé publique, et qui utilisent d’une part des ressources non renouvelables en quantités inférieures au taux de mise au point de substituts renouvelables, et/ou d’autre part des ressources renouvelables de façon moins intensive de sorte de leur permettre d’avoir le temps de se renouveler. Quoi qu’il en soit, nous devrons toujours nous déplacer, que ce soit pour des besoins individuels ou professionnels. Alors, comment choisir le mode de transport le moins polluant ? La réponse qui s’impose est fonction de la distance à parcourir.

